0
895

L'art numérique selon la startup Bright !

L'art numérique est généré à partir de l'informatique et de l'imagerie électronique. Abdel Bounane est  le président de Bright, plate-forme qui expose et produit de l'art numérique pour les espaces publics et les entreprises. Il présente la manière dont l'art numérique est abordé chez Bright.

 art numérique smart city ville durableBonjour, pouvez-vous en quelques lignes nous décrire Bright, sa proposition de valeur ?

Bright produit et diffuse des oeuvres numériques pour les marques et les espaces de vie. Nous avons travaillé avec LVMH, Nike, LCL, Orange, Redevco, Twitter, Société Générale… Sur des projets qui permettent de raconter de nouvelles histoires dans leurs espaces.

Notre proposition de valeur est l’interconnexion entre les travaux d’artistes numériques et les espaces de vie. Par ailleurs, pour des projets très spécifiques, nous produisons des oeuvres digitales sur-mesure, dont de nombreux ont été récompensés.

En proposant une plateforme de mise en relation entre artistes de l’art numérique et des clients institutionnels, vous souhaitez faciliter la diffusion d’œuvres numériques à la manière d’un spotify dans le monde de la musique. Combien d’artistes avez-vous pu répertorier jusqu’à présent ?

Notre plateforme héberge 500 oeuvres vidéos issues du travail d’une centaine d’artistes. Sur les créations plus exigeantes en termes technologiques (Data-Art, Interactive-Art), nous avons travaillé avec une quinzaine d’artistes. Pour ces artistes, le business model de Bright (qui reverse 50% du produit de la vente aux artistes numériques) est vertueux, il leur permet de vivre de leurs travaux.

Outre le référencement des artistes et leur diffusion en fonction des besoins des clients, quels services complémentaires proposez-vous également ?

Notre produit “Art Video” est en effet clé en main : en quelques jours, vous pouvez diffuser de l’art numérique dans votre espace. Si vous souhaitez des collections personnalisées, en fonction de votre décoration d’intérieur, des valeurs de votre marque, de l’ambiance du lieu, ou d’une thématique (le design, l’architecture, la ville 3.0…) nous travaillons avec un comité d’experts qui peuvent sélectionner des oeuvres numériques adaptées à telle ou telle thématique.

Vous effectuez également ce qu’on appelle du Data Art. Comment avez-vous eu l’idée d’associer la data à l’art numérique ?

art numérique smart city ville durableL’idée est venue en travaillant pour Nike lors d’un projet en 2014 : ils souhaitaient évoquer de manière innovante leur objet connectéNike Fuelband”. Nous avons donc réfléchi à une manière de représenter ce qui en représente l’essence même : les data générées par cet objet. Ce projet a été exposé dans plusieurs showrooms de Nike en Europe. Depuis, nous avons travaillé pour plusieurs autres projets de data art : projet pour Twitter, avec 2200 créations qui se sculptent en temps réel via les data des 2200 plus grands musées du monde), projet pour accenture, où une création se sculpte en fonction des data liées à l'innovation en temps réel, projet pour Enedis : des data-créatures se regroupent pour constituer, ensemble, le reveal du nouveau nom de ERDF (Enedis),  EDF : représentation en data art du mix énergétique de 2016

Quelles ont été les premières expérimentations que vous avez réalisées ?

L’un de nos tout premiers projets a été produit pour Twitter : des créatures générées en temps réel qui prennent la forme de votre usage des réseaux sociaux. Ce projet nous a beaucoup appris sur le storytelling qui peut émerger à partir de simples data, sur le sens qu’on peut leur donner, et sur l’émerveillement que peut produire auprès des occupants une data cristallisée de manière poétique et sensible.

Le Data art est une pratique entre l’analyse de données et l’expression artistique. Ces deux dimensions semblent a priori assez opposées.  Comment vos réalisations permettent-elles d’intégrer la dimension émotionnelle dans vos œuvres ?

Quand un projet nous est soumis, nous tâchons de faire en sorte qu’elles répondent au besoin de nos clients : quelle utilisation:  quel set de data lui serait utile ? Ensuite, au sein de ce set de data, quelle sont celles qui sont sélectionnées, comment leur donner forme ? Il y a tout un travail d’architecture de la data, avant même que nous ayons commencé à travailler avec l’artiste !

D’ailleurs, peut-on parler d’œuvre ?

Certains des créateurs avec lesquels nous travaillons ont exposé dans des galeries, dans des musées (je pense notamment à Brendan Dawes, qui a exposé au Victoria & Albert Museum, au MOMA…), on peut donc vraiment parler d’oeuvre pour leurs travaux. D’autres ont une approche plus “design” de leurs créations, plus fonctionnelle. En fonction des projets, et du champ de liberté offert par nos clients, nous sélectionnons soit l’un soit l’autre. Dans tous les cas, nous affirmons qu’une création digitale peut être une oeuvre, indépendamment du fait qu’elle soit immatérielle, reproductible et ubiquitaire. Les pinceaux des artistes sont tout simplement digitaux désormais.art numérique smart city ville durable

 

Cet article a été consulté 895 fois.

Mots clés :

Tendances, Data, design
Tendances